Trois formations pour mieux comprendre l’électrification
Au cœur de la programmation, trois formations complémentaires ont permis de dresser un portrait concret de l’électrification des engins de chantier.
1. Engins de chantier électriques 101
Cette première formation a permis d’établir les bases. Elle a notamment mis en lumière que, si les technologies électriques sont déjà matures, leur intégration dans les opérations de chantier représente le principal défi.
Les participants ont également pu constater que l’électrification peut entraîner des gains environnementaux significatifs, avec des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre sur le cycle de vie des machines, particulièrement dans un contexte comme celui du Québec où l’électricité est majoritairement décarbonée.
Cette formation a surtout insisté sur un élément clé : la nécessité de planifier les opérations différemment, notamment en ce qui concerne l’autonomie, la recharge et l’utilisation réelle des équipements.
2. Recharge sur un chantier
La deuxième formation a abordé un enjeu central : la logistique énergétique. Elle a mis en évidence que le principal défi d’un chantier zéro émission réside dans la stratégie de ravitaillement.
Différentes approches ont été présentées, allant des bornes fixes aux solutions mobiles, en passant par le stockage d’énergie. Les participants ont également exploré l’importance de planifier les besoins énergétiques en fonction des opérations, des pauses et des contraintes du site.
Un message ressort clairement : il n’existe pas de solution unique. Chaque projet nécessite une analyse adaptée intégrant la machine, la recharge et l’environnement du chantier.
3. Coûts et bénéfices de l’électrification
La dernière formation a permis d’aborder les aspects économiques. Elle a notamment démontré que la décision d’électrifier ne repose pas uniquement sur le coût d’acquisition, mais sur une analyse globale des coûts sur l’ensemble du cycle d’exploitation.
Les participants ont pu mieux comprendre les variables influençant le coût total de possession : énergie, entretien, infrastructure, aides financières et conditions d’opération. Dans plusieurs cas analysés, l’électrique peut devenir avantageux sur un horizon de quelques années, en particulier lorsque les opérations sont intensives.
Des apprentissages concrets pour l’ensemble du secteur
Au‑delà des formations, l’événement a favorisé des échanges riches entre les participants. Plusieurs constats émergent :
- L’électrification suscite un intérêt croissant dans l’industrie ;
- Les enjeux sont principalement opérationnels plutôt que technologiques ;
- La planification énergétique devient un élément central des projets ;
- L’expérimentation sur le terrain est essentielle pour faire évoluer les pratiques.
Ces apprentissages viendront nourrir les travaux du projet et contribuer à mieux outiller les organisations québécoises.
Un projet structurant pour accompagner la transition
Le projet Flotte rechargeable – Machinerie lourde vise à soutenir l’industrie dans sa transition vers des équipements à faibles émissions. Il repose sur une approche collaborative qui combine essais terrain, partage de connaissances et développement d’outils adaptés aux réalités des chantiers.
L’événement de Lévis marque le début d’une série d’activités qui permettront de documenter concrètement l’intégration de ces technologies dans différents contextes d’utilisation.
La suite : des essais sur le terrain dès cette année
La prochaine étape du projet passera par la réalisation d’essais concrets en conditions réelles. D’ici la fin de l’année, une chargeuse électrique LiuGong du Groupe Gymdex fera notamment l’objet de tests afin de documenter son intégration dans les opérations quotidiennes.
Ces essais permettront de générer des données terrain essentielles pour guider les décideurs, réduire les incertitudes et accélérer l’adoption de solutions adaptées au contexte québécois.