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11 avril 2018
Infolettres

Notre expertise en véhicules autonomes fortement reconnue

Deux ingénieurs de l’IVI représentant le Canada ont été sélectionnés pour participer au premier  Move It hackathon  sur les véhicules autonomes qui s’est tenu dans la ville de Guiyang, surnommée la « Big Data Valley of China ». Au total, une trentaine d’ingénieurs provenant de 11 pays ont travaillé pendant 5 jours,  sans relâche, à modifier les systèmes électroniques d’une Honda Civic 2016 et d’un petit camion Kayun Pickman afin qu’ils se déplacent de façon autonome.

Partager les connaissances

Depuis 2014, le nombre d’entreprises de cette région exploitant le Big Data a littéralement  explosé, passant de 1000 à 8900. L’objectif de la start-up chinoise  Pix Moving,  qui a organisé cet événement, est de démocratiser la technologie de conduite autonome en développant un kit de conversion pour les chercheurs académiques et les start-ups. Elle a donc réuni des ingénieurs talentueux du monde entier afin qu’ils travaillent ensemble et partagent leurs connaissances.

« Ce fut très enrichissant ! Cela nous a permis de faire des contacts, d’améliorer notre savoir, de nous conforter que nous allions dans la bonne voie et de réaliser que nous avions déjà une très bonne expertise. Nous avons vraiment fait bonne impression et cela nous permettra d’établir des collaborations » relate avec fierté Mario Landry, ing. M. Ing., chargé de projet à l’IVI.

Un défi technologique de taille 

Les équipes devaient décoder le langage des deux véhicules pour pouvoir envoyer des commandes et recevoir l’état de fonctionnement du véhicule, modifier les systèmes électroniques et reprogrammer la communication Can Bus pour permettre l’ajout de nouvelles fonctionnalités. Elles ont également installé des composants de navigation tel qu’un lidar 3D 360° et une caméra qui ont permis de cartographier l’environnement et de détecter les points de repère qui permettent la navigation (les bâtiments, le relief, etc.).

« Nous avons réussi à amener le véhicule à un niveau d’autonomie de 3* où une personne devait rester alerte pour reprendre les commandes. Le petit camion était capable de se déplacer et de freiner devant les obstacles à l’intérieur comme à l’extérieur, alors que la voiture était rendue Drive-by-Wire et contrôlable avec une manette de jeux vidéo »précise  Pier-Marc Comtois-Rivet, ing. jr., M. Sc. A., chargé de projet à l’IVI.

Une révolution technologique dans le transport routier

Les véhicules autonomes vont faire partie de cette nouvelle révolution technologique. En 2010, Google a été la première entreprise à faire circuler un prototype de voiture sans conducteur sur les routes publiques. De plus en plus de constructeurs automobiles s’intéressent à l’automatisation : Ford, GM, Volkswagen, Daimler, Tesla, BMW, PSA, Volvo, etc. ainsi que des fournisseurs de mobilité tels que Uber, Waymo, Baidu, nuTonomy.

« Ces technologies de rupture auront un impact profond sur la mobilité mais, nous devons rester prudents, car il reste encore beaucoup de travail à faire avant que les véhicules se déplacent sans aucune intervention humaine » mentionne  François Adam, ing., directeur général de l’IVI.

Le Québec se démarque dans le véhicule spécialisé

Toute l’expérience acquise dans les véhicules routiers autonomes est transférée dans le développement de véhicules plus spécialisés, qui caractérisent le tissu industriel québécois. Par exemple, avec la compagnie  Elmec,  nous développons présentement un véhicule électrique agricole autonome, dont les défis technologiques sont tout aussi importants, mais dont l’environnement opérationnel est plus facilement contrôlable. D’autres projets sont en cours, suivez-nous de près…